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Location et distribution des films

Dans cette page...

1. La course à la distribution
2. Le cinéma à la maison
3. Ciné-clubs & C°

Les frères LUMIÈRE ne croyaient pas à l'avenir du cinématographe... du moins, pas à son exploitation commerciale, et encore moins artistique. Avec le succès grandissant des projections publiques, ils durent renoncer à une exploitation à laquelle ils ne s'étaient pas préparés.

La course à la distribution

Les autres fabricants de matériel s'étaient lancés dans la réalisation de films qu'ils vendaient ou louaient aux forains, à l'image d'EDISON qui produisait les bandes destinées à son Kinetoscope. Mais la distribution restait anarchique. Les inventions nouvelles suscitent toujours une certaine méfiance, et le drame du Bazar de la Charité n'arrangea nullement les choses : le 14 mai 1897, une séance de cinématographe réunissant un public choisi tourna à la catastrophe. Une imprudence du projectionniste dans la manipulation de sa lampe à éther provoqua un énorme incendie, faisant plus de cent morts. Le cinéma faillit bien être interdit ; à la place, on édicta des règles de sécurité strictes.

En France, GAUMONT, PATHÉ et MELIÈS avaient compris les immenses possibilités du spectacle cinématographique. En quelques années, on passa des bandes de 17 mètres à des "longs métrages" de 300 mètres ! Mais les films se vendaient comme n'importe quelle autre marchandise, le prix se calculait au mètre... On produisait un peu n'importe quoi, et l'offre en vint à dépasser la demande. Entre les producteurs français et les importateurs de films étrangers, plus de 50 firmes se disputent le marché en 1907.

BENOIST-LEVY, un juriste parisien, propose de protéger la propriété artistique des films. PATHÉ accepte l'idée et abandonne la vente directe pour concéder l'exploitation des ses films à des sociétés distributrices. Un congrès présidé par MELIÈS décide de la réglementation de la location. C'est le début des grandes salles et des circuits de distribution.

Le cinéma à la maison

Tout ceci concernait le cinéma professionnel. Avec l'arrivée des petits formats, l'amateur de projection privée a la possibilité d'acheter des films mais le prix d'un long métrage le rend inaccessible à la plupart.

Pathé se charge de vendre des films pour son projecteur Pathé-Baby. On achète au mètre documentaires éducatifs et films devenus des classiques du cinéma...

Catalogue Pathé-Baby
Pathé propose des bobines de 10 et 20 mètres. Un documentaire
sur le lait condensé voisine avec "La roue" d'Abel Gance en 8 bobines.

Très tôt des sociétés se sont organisées pour distribuer les succès du cinéma auprès du public, sous forme de vente ou de location. L'une des sociétés françaises les plus connues est Film-Office, spécialisé dans la vente mais devenu également producteur. Acheter un film long métrage demande de très gros moyens : une copie en tirage normal 16 mm coûte environ 4.500 €, plus l'acquisition des droits de projection...

Ciné-clubs et compagnie

Les ciné-clubs, l'école, l'armée louent les films qu'ils projettent à leurs membres. Dans le cas de l'éducation nationale, c'est le CNDP qui propose un catalogue aux enseignants.

CNDP
Catalogue du CNDP (Centre National de Documentation Pédagogique), 1981

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© 2006, Claude-Alice Marillier